Olivier Auber on Mon, 7 Apr 2008 16:26:16 +0200 (CEST)


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Re: RE : Re: [nettime-fr] potentiel esthétique IPv6


fougeras nathalie a écrit :
Bonjour!

Très dynamiques ces échanges.., c'est bien loin d'être de la rhétorique..

Anyway.. quand un critique d'art prend position ou qu'un article ou texte autour du marché de l'art s'écrit, c'est aussi une forme rhétorique qui pose une persuasion par une certaine croyance en la valeur d'un objet ou d'un bien vendable. C'est à partir de cette croyance (les galeries en font leur art de persuasion) que la valeur est formulée.. en dehors du fait que ce "bien" est aussi possiblement une oeuvre ou parfois l'artefact d'une oeuvre d'art qui ne peut être vendable (on en est donc parfois à surenchérir sur l'oeuvre qui n'est déjà plus là à mon avis : déplacement de contexte et donc de nature d'oeuvre donc il faut alors clairement dire que ce n'est pas de l'art numérique qui est vendu là, précisément là).


Nathalie Fougeras
YEP!


*/Bastien <bzg@altern.org>/* a écrit :

    "y.le guennec" writes:

    >> Un espace public n'est jamais que ce qui est partagé par des
    espaces
    >> privés. Je veux bien que la manière dont un réseau met en oeuvre ce
    >> partage importe, notamment en permettant d'autres échanges,
    d'autres
    >> perspectives sur cet espace public... Mais y déceler des enjeux
    >> esthétiques et artistiques, en espérer de nouveaux modes de
    créations,
    >> tout ça me laisse assez perplexe.
    >>
    >> Ça ressemble plutôt à de l'incantation un peu hype.
    >
    >
    http://www.infres.enst.fr/~dax/confs/multicast/paradigm.html#paradigme
    >
    > +
    >
    > " Toute oeuvre d'art pourrait ainsi se définir comme un objet
    > relationnel, comme le lieu géométrique d'une négociation avec
    > d'innombrables correspondants et destinataires. "
    >
    > " l'ensemble des modes de la rencontre et de l'invention de
    relations,
    > représentent aujourd'hui des objets esthétiques susceptibles d'être
    > étudiés en tant que tel"
    >
    > http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=SOC_072_0099

    ...

    Je ne vois pas trop en quoi cela concerne spécifiquement l'IPV6.

    Je repose ma question autrement : est-ce qu'on peut me donner un
    exemple
    d'oeuvre d'art qui devient possible avec l'IPV6 alors qu'elle ne
    l'était
    pas avec l'IPV4?

Fastoche:

le générateur poïétique http://poietic-generator.net/ fonctionne en deux versions: IPv4 et IPv6 Dans le premier cas, il nécessite un serveur central. Donc en termes raz-les-paquerettes: il faut du fric et du pouvoir et il ne peut se développer que comme un machin Web 2.0; Dans le deuxième, il a permis de réaliser en 1995 ce qui constitue à ma connaissance la première expérience d'interaction collective synchrone acentrée à l'échelle planétaire (un bidule sans intérêt sans doute).

Est-ce une "oeuvre d'art", c'est une autre affaire.
Difficile de répondre sans entrer dans des considérations deuleuzio-bergsoniennes ou mercantilo-hype....
Et pas d'échappatoire deleuzio-bergsonien du genre : « les virtualités
esthétiques d'un dispositif technique ne sont pas saisissables dans le
champ des possibles...

PS: je ne dis pas qu'il n'y a rien de nouveau derrière le passage à
l'IPV6, je dis juste qu'on se laisse facilement entraîner dans des
rhétoriques un peu faciles.  Passage du quantitatif au qualitatif, de
l'immobilité du subtrat à la transitivité des devenirs...
Et on ne fait pas de l'art avec de la rhétorique

C'est sûr, il faut surtout de l'imagination.
Revenons dans 20 ans, pour le moment, le béton vole bas.

Olivier Auber


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